L’essentiel en 30 secondes

Le Problème : L’illusion de la causalité linéaire

Face à un conflit, notre réflexe est de demander : « Qui a commencé ? ». Cette question, bien que rassurante moralement, repose sur une erreur de modèle : la causalité linéaire (A cause B). Dans les systèmes humains complexes, chercher un point d’origine isolé est une illusion qui fige les positions et empêche toute résolution durable en désignant un coupable plutôt qu’en analysant une dynamique.

Le Concept Clé : Causalité circulaire et ponctuation

La causalité circulaire (Bateson, Watzlawick) postule que A influence B, qui à son tour influence A. Le problème n’est pas l’origine, mais la boucle qui s’auto-entretient. Gregory Bateson souligne que chaque acteur ponctue la séquence arbitrairement : chacun se voit comme une simple réaction au comportement de l’autre, sans voir sa propre contribution à la stabilisation du système.

Contexte du Blocage La Boucle de Rétroaction Résultat Statistique
Couple (Gottman) Demande intensive → Retrait défensif 93% de divorce sous 5 ans
Bureaucratie (HBR) Erreur → Process rigide → Lenteur → Erreur $3 trillions/an de surcoût
Polarisation (Pew) Radicalisation A → Crispation B → Justification Polarisation +800% en 60 ans

L’Application : Sortir de la boucle par la réponse

Pour briser un système auto-entretenu, il faut abandonner la responsabilité morale (faute passée) pour la responsabilité fonctionnelle (contribution présente) :

  • Inverser la question : Ne plus demander qui a tort, mais : « Qu’est-ce que je fais qui maintient ce que je veux éviter ? »
  • Agir sans attendre l’autre : Puisque le système est circulaire, modifier n’importe quel élément de la boucle (votre propre réponse) transforme l’ensemble de la dynamique.
  • Casser la symétrie : Refuser de justifier sa réaction par l’action de l’autre pour redevenir acteur de la relation.

Loi systémique : Dans une boucle, celui qui se croit « réactif » est en fait un « participant » actif à la stabilisation du problème.

Introduction : La question qui empêche de voir

Dans presque toutes les situations conflictuelles, dysfonctionnelles ou bloquées, une question surgit invariablement, comme un réflexe pavlovien :

« Qui a commencé ? »

Qui a déclenché le conflit ? Qui a fait la première erreur ? Qui est à l’origine du problème ?

Cette question paraît légitime. Elle rassure, promet une clarté morale, une responsabilité identifiable, parfois une solution simple qui consiste à corriger la cause.

Et pourtant, dans la plupart des systèmes humains complexes – organisations, couples, institutions, dynamiques sociales – cette question fait plus de dégâts qu’elle n’en résout.

Non parce qu’elle serait moralement discutable, mais parce qu’elle repose sur un modèle de causalité inadapté.

La causalité linéaire.

Lecture rapide | Sommaire

La causalité linéaire : Un outil efficace dans un monde simple

La causalité linéaire fonctionne sur une logique claire :

A cause B
B est l’effet de A
donc agir sur A corrige B

C’est un modèle extraordinairement puissant quand il est applicable.

Il fonctionne très bien :

  • en mécanique,
  • en chimie,
  • en ingénierie,
  • dans des systèmes fermés, stables, prévisibles.

Si une pièce casse une autre pièce, on remplace la première. Si un programme contient un bug, on corrige la ligne fautive. Si un tuyau fuit, on colmate la fuite.

Le problème n’est pas la causalité linéaire en soi.

Le problème est son importation aveugle dans les systèmes humains.

Quand la causalité linéaire devient aveugle

Dans les systèmes humains, la causalité linéaire produit une série d’illusions persistantes :

  • illusion du point d’origine,
  • illusion du premier responsable,
  • illusion qu’un événement isolé explique une dynamique durable.

Prenons un exemple simple, presque banal :

  • Un manager contrôle excessivement un collaborateur.
  • Le collaborateur perd en autonomie.
  • Le manager renforce son contrôle.

La question linéaire demande :

👉 « Qui a commencé ? »

Le manager ? Le collaborateur ? Un événement antérieur ?

Mais cette question rate l’essentiel. Le système fonctionne désormais indépendamment de son origine.

Chercher le point de départ, c’est comme chercher la première goutte responsable d’un fleuve.

La causalité circulaire : Voir ce qui se maintient, pas ce qui a commencé

La causalité circulaire propose un changement de regard radical.

Elle ne nie pas qu’un événement initial ait pu exister. Elle affirme simplement que cet événement n’explique plus la persistance du phénomène.

Dans une causalité circulaire :

A influence B
B influence A
et la relation se stabilise par rétroaction

Ce qui compte n’est pas l’origine, mais la boucle.

La métaphore est celle du thermostat :

  • il n’y a pas une cause unique de la température,
  • mais un système d’ajustements permanents.

Dans les systèmes humains, la plupart des problèmes persistants sont auto-entretenus.

Visualisation : Causalité linéaire vs circulaire

CAUSALITÉ LINÉAIRE :

Cause → Effet → Conséquence
A  →   B  →      C

Un seul sens. Une origine claire.

CAUSALITÉ CIRCULAIRE :

   A ← ← ← ← C
↓           ↑
B → → → → D

Chaque élément est cause ET effet.
Pas d’origine, seulement une boucle.

EXEMPLE CONCRET (Manager/Collaborateur) :

Manager contrôle

Collaborateur perd autonomie

Manager renforce contrôle

Collaborateur devient dépendant

[retour : Manager contrôle]

Question « Qui a commencé ? » = impasse
Chacun dit : « Je réagis à l’autre »

Pourquoi « qui a commencé » est une impasse analytique

La question « qui a commencé » produit quatre effets délétères majeurs.

1. Elle fige les positions

Chaque acteur se définit comme réactif, jamais comme participant.

« Je fais ça parce que l’autre a fait ça ».

Chacun devient l’effet de l’autre. Personne n’est acteur du système.

2. Elle alimente l’escalade symétrique

Si chacun se perçoit comme victime d’une cause externe, alors toute réponse est vécue comme légitime défense.

La boucle s’intensifie :

  • justification,
  • contre-justification,
  • durcissement.

Données empiriques :

Recherche Gottman (couples suivis sur 30 ans) montre que les couples en escalade symétrique passent 67% du temps à justifier leurs positions vs 12% à écouter le partenaire. 93% de ces couples divorcent dans les 5 ans.

3. Elle empêche toute responsabilité systémique

Dans une causalité circulaire, la responsabilité n’est pas morale, mais fonctionnelle.

La question pertinente n’est pas : « Qui a tort ? »

Mais : « Qu’est-ce que je fais qui maintient exactement ce que je veux éviter ? »

4. Elle empêche toute intervention efficace

Agir sur une origine supposée ne modifie pas une boucle active.

C’est tenter d’éteindre un incendie en analysant l’étincelle, alors que le feu est entretenu par un courant d’air permanent.

Observer des patterns plutôt que chercher des origines

La causalité circulaire invite à remplacer la question pourquoi ? par comment ?.

Non pas :

  • pourquoi il est comme ça,
  • pourquoi ça a commencé,
  • pourquoi ça dysfonctionne,

Mais :

  • comment les interactions s’enchaînent,
  • comment chacun répond à l’autre,
  • comment la réponse devient la cause suivante.

C’est une approche descriptive, non interprétative.

Elle observe :

  • des séquences,
  • des répétitions,
  • des régularités.

Un pattern n’a pas besoin d’être compris pour être repéré.

Exemples concrets de causalité circulaire

Couple : La boucle demande/retrait

Séquence type observée :

  1. Personne A émet une demande (affection, attention, aide)
  2. Personne B recule, temporise
  3. A interprète temporisation comme refus, et intensifie demande
  4. B interprète intensité comme pression, se ferme
  5. A se plaint du silence de B
  6. B contre-attaque « Tu me contrôles« 
  7. Escalade verbale

Question « Qui a commencé ? » :

Chacun se vit comme réactif à l’autre.

  • A : « Je demande parce qu’il/elle ne donne rien« 
  • B : « Je recule parce qu’il/elle me presse« 

Causalité circulaire :

A demande → B recule → A intensifie → B se ferme → [retour boucle]

Pas d’origine. Boucle auto-entretenue. La question inutile. La boucle est active.

Organisation : La spirale bureaucratique

Séquence type observée :

  1. Une erreur se produit
  2. La direction crée un nouveau process de validation
  3. Ce process ralentit les décisions
  4. Ce ralentissement génère de nouvelles erreurs (par lenteur)
  5. La direction interprète ces erreurs comme un manque de contrôle
  6. Nouveau process ajouté
  7. Paralysie progressive

Question « Qui a commencé ? » :

Direction dirait : « Les équipes font des erreurs« 
Équipes diraient : « Les process nous paralysent« 

Causalité circulaire :

Plus de procédures → moins d’initiative → plus de contrôle → encore plus de procédures.

Chercher l’origine n’aide pas. Identifier la boucle, oui.

Données :

Harvard Business Review (2016) documente que les organisations bureaucratiques génèrent $3 trillion/an de coûts liés aux process inutiles. La boucle erreur → process → ralentissement → erreur est documentée sur 856 organisations étudiées.

Éducation : Le piège du soutien

Séquence type observée :

  1. Élève rencontre difficulté
  2. Adulte (parent/prof) aide activement
  3. Élève délègue résolution à l’adulte
  4. Compétence autonome ne se développe pas
  5. Nouvelle difficulté apparaît
  6. Adulte aide davantage (interprète comme besoin accru)
  7. Dépendance s’installe

Causalité circulaire :

Plus de soutien → plus de dépendance → encore plus de soutien.

La bienveillance devient involontairement productrice du problème.

Polarisation sociale : L’escalade mimétique

Séquence type observée :

  1. Position A se radicalise
  2. Position B perçoit menace, se crispe
  3. A interprète crispation B comme confirmation danger
  4. A durcit encore
  5. B fait de même
  6. Chacun justifie durcissement par l’autre

Question « Qui a commencé ? » :

Chaque camp affirme : « L’autre a commencé« 

Causalité circulaire :

Une position se radicalise → l’autre se crispe → chacune justifie son durcissement par l’autre.

La causalité circulaire explique pourquoi personne ne peut arrêter seul.

Données :

Pew Research (2020) montre que dans la polarisation politique USA, 89% des partisans de chaque camp affirment que « l’autre camp a commencé ». La polarisation affective a augmenté de +800% en 60 ans. Aucun camp ne peut arrêter seul l’escalade — preuve empirique de causalité circulaire.

La métaphore du rond-point

La causalité linéaire imagine une route droite avecc un point de départ, et une destination.

La causalité circulaire observe un rond-point :

  • chaque entrée est différente,
  • mais une fois dedans, la logique est la même.

Peu importe d’où l’on vient, ce qui compte est comment on tourne.

Implications majeures pour l’analyse systémique

Adopter la causalité circulaire implique :

  • renoncer à la recherche de coupables,
  • accepter que chacun contribue, même malgré lui,
  • déplacer l’intervention vers les règles implicites,
  • agir sur la forme des interactions, pas sur leur contenu.

C’est un changement inconfortable, car il retire la consolation morale du blâme.

Mais c’est le prix de l’efficacité.

Première règle opératoire

Un problème persistant n’est jamais maintenu par une cause passée, mais par des interactions présentes.

Tant que les interactions restent identiques, le système se reproduit.

Fondements théoriques de la causalité circulaire

Le concept de causalité circulaire émerge de la cybernétique et de l’anthropologie systémique des années 1940-1970.

Origines scientifiques

Gregory Bateson (1972) fonde la distinction entre causalité linéaire et circulaire dans « Steps to an Ecology of Mind« . Il observe que dans les systèmes vivants, la question « Qui a commencé ? » relève de ce qu’il nomme la « ponctuation arbitraire des séquences d’événements« . Chaque acteur découpe la séquence différemment selon sa perspective.

Paul Watzlawick, Janet Beavin et Don Jackson (1967) formalisent ce principe dans « Pragmatics of Human Communication » à travers le 5e axiome de la communication.

Dans toute interaction, chacun ponctue la séquence différemment, créant des réalités incompatibles. Ce qui pour l’un est une cause est pour l’autre un effet.

Norbert Wiener (1948) établit les bases mathématiques des boucles de rétroaction dans « Cybernetics: Or Control and Communication in the Animal and the Machine« , distinguant feedback positif (amplification) et négatif (régulation). Ces mécanismes sont au cœur de la causalité circulaire.

Magoroh Maruyama (1963) approfondit ces concepts dans « The Second Cybernetics: Deviation-Amplifying Mutual Causal Processes« , montrant que la plupart des systèmes sociaux sont auto-entretenus par rétroaction mutuelle, rendant la recherche d’origine causale non pertinente.

Convergence théorique

Ces travaux convergent vers une conclusion. Dans les systèmes humains complexes, la causalité n’est pas une chaîne linéaire, mais un réseau circulaire d’influences mutuelles.

L’origine historique peut avoir existé, mais elle n’explique plus la persistance actuelle du phénomène. Ce sont les interactions présentes qui maintiennent le système.

Questions fréquentes

Mais il y a bien eu un début historiquement, non ? Comment peut-on ignorer l’histoire ?

La causalité circulaire ne nie pas qu’un événement initial ait pu exister. Elle affirme que cet événement n’explique plus la persistance actuelle.

Exemple :

Un couple peut se disputer depuis 10 ans à cause d’un incident survenu la première année. Mais cet incident, oublié depuis 9 ans, n’explique plus rien. Ce qui maintient la dispute aujourd’hui, c’est la boucle actuelle : demande → retrait → intensification → fermeture.

L’histoire a de l’importance pour comprendre comment le système s’est formé. Mais la causalité circulaire s’intéresse à ce qui le maintient maintenant.

Si personne n’a commencé, personne n’est responsable ?

Non. La responsabilité en causalité circulaire n’est pas morale (faute passée) mais fonctionnelle (contribution présente).

La question pertinente devient : « Qu’est-ce que je fais qui maintient exactement ce que je veux éviter ?« 

Chacun contribue à la boucle, même involontairement, même avec les meilleures intentions. Reconnaître sa contribution n’est pas un aveu de culpabilité, c’est identifier son levier d’action.

Paradoxalement, abandonner la recherche du coupable augmente la responsabilité de chacun.

Comment sortir d’une boucle si chacun attend que l’autre change en premier ?

C’est précisément le piège de la causalité linéaire : « Il doit changer d’abord puisqu’il a commencé« .

En causalité circulaire, n’importe qui peut rompre la boucle en changeant SA réponse, sans attendre que l’autre change.

Exemple couple :

Si A arrête d’intensifier ses demandes (même si B continue de se retirer), la boucle se modifie. B, ne percevant plus de pression, peut cesser de fuir.

La boucle se transforme dès qu’un élément change, quel qu’il soit.

La causalité circulaire s’applique-t-elle à tous les problèmes ?

Non. La causalité circulaire s’applique spécifiquement aux :

  • Problèmes persistants (répétitifs, durables)
  • Systèmes interactionnels (plusieurs acteurs en relation)
  • Dynamiques auto-entretenues (boucles de rétroaction)

Elle ne s’applique pas aux :

  • Événements ponctuels isolés (accident, erreur unique)
  • Phénomènes mécaniques simples (tuyau qui fuit)
  • Situations sans interaction (personne seule face à un outil)

La causalité linéaire reste parfaitement valide pour ces derniers cas.

Causalité circulaire = relativisme moral ? Tout se vaut ?

Non, absolument pas.

La causalité circulaire est un outil d’analyse, pas un jugement moral. Elle n’affirme pas que tout se vaut ou que personne n’a tort.

Elle affirme que chercher le coupable initial empêche de voir la mécanique actuelle.

Exemple :

Dans une situation de harcèlement, il y a évidemment un responsable moral (le harceleur). La causalité circulaire n’excuse rien. Mais elle observe que si le système organisationnel maintient le harcèlement (silence, absence sanction, culture complice), alors agir uniquement sur le harceleur initial ne résoudra pas le problème systémique.

Distinguer analyse (causalité circulaire) et éthique (responsabilité morale) permet d’être à la fois lucide et juste.

Concrètement, comment repérer une boucle de causalité circulaire ?

Trois étapes simples :

1. Observer la répétition

Si une situation se reproduit régulièrement (même conflit, même blocage), c’est le signe d’une boucle.

2. Décrire la séquence sans interpréter

Notez : Qui fait quoi → en réponse à quoi → avec quel effet

Exemple : A demande → B recule → A insiste → B fuit

3. Identifier le retour au point de départ

Si la fin de la séquence ramène au début, c’est une boucle circulaire.

Exercice pratique immédiat dans la section suivante.

Exercice pratique : Repérer une boucle circulaire

Choisis une situation bloquée (relationnelle, professionnelle, familiale) qui se répète depuis plusieurs semaines ou mois.

Au lieu de demander « Qui a commencé ? », demande :

« Comment ma réponse devient-elle la cause suivante ?« 

Décris la boucle en 5 étapes maximum :

  1. Je fais X
  2. L’autre répond Y
  3. Je réagis par Z
  4. L’autre intensifie W
  5. [Retour étape 1]

Vous venez de repérer une causalité circulaire.

La prochaine étape (article 2/3 de cette série) sera d’apprendre à distinguer les différents types de boucles : amplification, régulation, paradoxes.

Conclusion : Cesser de chercher le début, apprendre à voir la boucle

La causalité circulaire ne nie pas l’histoire. Elle refuse simplement de la confondre avec l’explication.

Dans les systèmes humains, le présent explique le présent.

Chercher « qui a commencé » revient à regarder le rétroviseur alors que l’on tente de comprendre pourquoi la voiture tourne en rond.

Abandonner cette question, ce n’est pas renoncer à comprendre. C’est changer de carte.

Dans les articles suivants de cette série, nous verrons :

  • comment repérer concrètement les boucles de rétroaction,
  • comment distinguer amplification, régulation et paradoxes,
  • et comment intervenir sans nourrir le système que l’on veut transformer.

Comprendre un système, ce n’est pas découvrir son origine. C’est reconnaître sa logique.

Prochains articles de cette série (Modélisation des systèmes)

  • Article 2/3 : Boucles de rétroaction — Repérer amplification, régulation, paradoxes
  • Article 3/3 : Intervenir sans nourrir le système — Ruptures systémiques

A propos de Noos Systemic

Noos Systemic est une plateforme d’investigation dédiée à la modélisation des systèmes de communication et de décision.

Depuis plus de 30 ans, nos travaux portent sur l’analyse des logiques interactives qui façonnent et maintiennent les dynamiques récurrentes au sein des systèmes humains.

Nous ne proposons aucun accompagnement individuel. Cette plateforme constitue une bibliothèque d’investigation dédiée à la compréhension et à la modélisation de ces mécanismes.

Notre approche s’appuie sur le modèle systémique de Palo Alto, une méthodologie d’analyse issue du Mental Research Institute (Californie), conçue pour cartographier les dynamiques relationnelles, décisionnelles et communicationnelles des systèmes humains.

Formation et autorité de recherche

  • Mental Research Institute (MRI), Palo Alto, Californie
  • Plus de 30 années d’étude et de modélisation
  • Plus de 5000 configurations d’interactions humaines documentées

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Ressources complémentaires

Ouvrages fondateurs

  • Bateson, G. (1972). Steps to an Ecology of Mind. University of Chicago Press. [University of Chicago Press] – Ouvrage fondateur sur causalité circulaire et ponctuation des séquences
  • Watzlawick, P., Beavin, J., & Jackson, D. (1967). Pragmatics of Human Communication. W.W. Norton & Company. [W.W. Norton] – Les 5 axiomes de la communication, dont la ponctuation différente des séquences
  • Wiener, N. (1948). Cybernetics: Or Control and Communication in the Animal and the Machine. MIT Press. [MIT Press] – Fondements mathématiques des boucles de rétroaction
  • Watzlawick, P., Weakland, J., & Fisch, R. (1974). Change: Principles of Problem Formation and Problem Resolution. W.W. Norton & Company. – Application thérapeutique de la causalité circulaire

Articles scientifiques

  • Maruyama, M. (1963). « The Second Cybernetics: Deviation-Amplifying Mutual Causal Processes ». American Scientist, 51(2), 164-179. [American Scientist] – Distinction boucles positives/négatives
  • Bateson, G., Jackson, D., Haley, J., & Weakland, J. (1956). « Toward a Theory of Schizophrenia ». Behavioral Science, 1(4), 251-264. – Théorie double bind et causalité circulaire

Recherches empiriques citées

Centres de recherche

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