Textes fondateurs

Ces textes ne cherchent pas à améliorer l’existant.
Ils cherchent à le rendre lisible, même lorsque cela dérange.

Dans les organisations, les dysfonctionnements persistants ne sont pas dus à l’incompétence ou à l’irrationalité des acteurs. Ils sont le produit de structures qui se protègent elles-mêmes, parfois au détriment de leurs objectifs déclarés.

Ce que ces textes interrogent, ce sont les angles morts :

  • pourquoi des décisions rationnelles restent sans effet,
  • pourquoi la communication aggrave souvent ce qu’elle prétend résoudre,
  • pourquoi certaines règles protègent un dysfonctionnement plutôt qu’un fonctionnement,
  • pourquoi l’optimisation locale produit des échecs globaux.

Ils s’inscrivent à contre-courant des discours dominants qui promettent :

  • plus de méthodes,
  • plus d’outils,
  • plus de pilotage,
  • plus de contrôle.

Ici, le postulat est inverse : ce n’est pas le manque d’action qui pose problème, mais l’action au mauvais endroit.

Ces textes constituent une prise de distance critique face aux récits managériaux simplificateurs, aux solutions universelles et aux injonctions à mieux communiquer ou à mieux décider sans lecture du système.

Ils ne proposent pas de recettes.
Ils proposent une lecture.

Une lecture destinée à celles et ceux qui acceptent de remettre en question :

  • les évidences organisationnelles,
  • les explications psychologisantes,
  • les réponses rapides qui évitent les vrais problèmes.

Ces textes ne servent pas à convaincre.
Ils servent à désaligner les certitudes pour rendre à nouveau possible une décision pertinente.